Les deux premières heures en Thaïlande : du réseau, des bahts, et un trajet jusqu’à l’hôtel

Article mis à jour: 2026-09-17

Meilleur taux EUR · Bangkok: 38,10Superrich Thailand — Headquarter Rajdamri 1 · 20 sept., 08:58 → Détails

Les deux premières heures en Thaïlande sont les plus chères du voyage, et ce n’est pas parce que quoi que ce soit y est cher. Elles sont chères parce que vous êtes fatigué, que votre téléphone ne capte pas encore, que vous ne savez pas ce que doit coûter un taxi, et que le seul bureau de change visible est le moins bon du pays. Toutes les décisions de ce créneau se prennent sous contrainte.

Photo: HK 赤鱲角 Chek Lap Kok 香港國際機場 Hong Kong International Airport Terminal arrival zone by Naha Mama Pavilionz · CC0

Rien de tout cela n’est difficile à corriger. Voici l’ordre réel des événements, et ce qu’il faut avoir tranché pour chacun.

Avant l’ouverture des portes de l’avion

Deux choses doivent déjà être faites.

Votre connexion. Sans data, vous ne pouvez ni commander une course, ni montrer l’adresse de l’hôtel au chauffeur, ni vérifier un taux, ni prévenir qui que ce soit. Une eSIM installée à la maisonAnnonce et activée à l’atterrissage supprime entièrement ce trou : vous sortez de l’avion déjà connecté, et vous évitez la file des comptoirs opérateurs du hall d’arrivée, qui aux heures de pointe dépasse la demi-heure. Installez-la chez vous en wifi, car l’installation demande une connexion que vous n’aurez justement pas à Bangkok.

Vérifiez aussi ce que prévoit votre forfait français. Les offres avec data incluse à l’étranger couvrent en priorité l’Union européenne ; hors d’Europe, la liste des pays inclus varie beaucoup d’un opérateur et d’un forfait à l’autre, et la Thaïlande n’y figure pas systématiquement. Lisez la fiche tarifaire avant de partir plutôt que de découvrir le hors-forfait au retour.

Votre budget de la première heure. Décidez maintenant que vous changerez 3 000 à 5 000 bahts dans le hall d’arrivée, et pas davantage. Cela paie un taxi ou un train, un repas, de l’eau et un passage à la supérette. Le reste se change le lendemain en ville.

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Les deux premières heures dans leur ordre réel : connecté avant l’atterrissage, une petite somme au terminal, puis le trajet vers la ville.

Quand l’eSIM est le bon choix, et quand elle ne l’est pas

Pour la plupart des visiteurs, c’est le bon choix : elle est active avant l’atterrissage, ne demande ni guichet, ni enregistrement de passeport, ni manipulation de tiroir à carte, et votre numéro français continue de recevoir les codes de votre banque et de la compagnie aérienne. Comparez les offres sur le volume de data et le nombre de jours plutôt que sur le prix d’appel, et vérifiez le tarif au moment de réserver : ces offres changent souvent.

C’est le mauvais choix dans trois cas, et autant le dire clairement.

Le hall d’arrivée : changer peu, mal, volontairement

Les comptoirs situés juste après la douane à Suvarnabhumi et à Don Mueang sont l’endroit le plus cher du voyage pour changer de l’argent. Changez-y quand même, mais peu. Vous achetez la capacité de quitter l’aéroport, pas un taux.

À Suvarnabhumi, si vous prenez le train, les comptoirs du niveau B, près des quais de l’Airport Rail Link, sont tenus par des opérateurs urbains et cotent bien plus près des taux de la ville. Vous passez devant gratuitement. Le calcul est détaillé dans aéroport ou ville, en argent réel, et la page Suvarnabhumi donne l’état du jour. À Don Mueang, pas d’équivalent : on change le minimum et on part.

Si vous préférez retirer au distributeur, connaissez le prix d’abord. Les distributeurs thaïlandais prélèvent 220 bahts fixes par retrait aux cartes étrangères, avant ce que votre banque française ajoute de son côté sous forme de commission de retrait et de frais de change. Et que ce soit au distributeur ou sur un terminal de paiement, si l’écran propose de vous débiter en euros, refusez et payez en bahts : voir conversion dynamique.

Rejoindre l’hôtel

Trois options honnêtes, et le bon choix dépend de l’heure et du nombre de personnes.

Le taxi officiel. La file se prend au niveau 1 à Suvarnabhumi, à l’extérieur du terminal à Don Mueang. Le compteur démarre à 35 bahts, une surcharge aéroport de 50 bahts s’ajoute, et vous payez en espèces les péages d’autoroute urbaine, de l’ordre de 25 à 75 bahts. Le centre de Bangkok depuis Suvarnabhumi revient en général à 350 à 500 bahts tout compris ; depuis Don Mueang, un peu moins. Exigez le compteur. Si quelqu’un vous aborde à la porte du terminal en proposant un forfait à 1 000 bahts, allez à la file officielle.

Le train. L’Airport Rail Link jusqu’à Phaya Thai coûte moins de 50 bahts et prend une demi-heure, puis on bascule sur le BTS. Depuis Don Mueang, le bus A1 vers Mo Chit coûte environ 30 bahts. C’est de loin le moins cher, et c’est la bonne option si vous voyagez léger, de jour, vers un hôtel proche d’une station.

Le transfert réservé à l’avanceAnnonce. Prix fixe convenu avant le départ, chauffeur à l’arrivée avec votre nom, tarif inchangé si l’avion a du retard. Cela coûte plus cher qu’un taxi au compteur, et cela se justifie dans des cas précis plutôt qu’en règle générale : atterrissage après 22 heures, groupe de trois personnes ou plus avec de vrais bagages, destination lointaine comme Pattaya ou Hua Hin, hôtel au fond d’un soi qu’un chauffeur ne trouvera pas, voyage avec de jeunes enfants.

Si vous atterrissez en milieu de journée, à deux, avec des bagages cabine, pour un hôtel près d’une station de BTS, ne réservez rien. Le train et le taxi au compteur font très bien l’affaire.

La première soirée

Déposez le gros de vos devises dans le coffre de la chambre. Gardez 500 à 1 000 bahts en petites coupures pour la rue, les motos-taxis et la supérette. Puis, avant de ressortir, regardez ce que cotent les bureaux autour de vous sur la page Bangkok ou dans l’annuaire des bureaux, et changez la somme principale demain matin, passeport en main.

Quand ce plan ne sert à rien

Si votre séjour est organisé avec transfert inclus, la partie transport disparaît : on vous attend, le prix est payé, et il n’y a rien à négocier.

Si vous arrivez à Phuket, Chiang Mai ou U-Tapao plutôt qu’à Bangkok, la logique reste la même mais les chiffres changent : pas d’Airport Rail Link, pas de bus A1, et des trajets souvent plus longs. Vérifiez le prix du transfert local avant de partir plutôt que d’appliquer les tarifs de Bangkok.

Et si vous restez moins de trois jours en payant presque tout par carte, sautez l’arbitrage sur le change : quelques milliers de bahts à l’aéroport suffiront à couvrir l’ensemble du séjour en espèces.

→ Taux à Bangkok

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