Les bahts qui restent : que faire avant le vol retour
Article mis à jour: 2026-10-15
Meilleur taux EUR · Bangkok: 37,35 — Grand Superrich (Soi Ratchadamri 1, Pratunam) · 8 nov., 05:52 → Détails
Changer de l’argent en fin de séjour est le moment où l’on paie la seconde moitié de la marge. Cela mérite cinq minutes de préparation, la veille plutôt que dans la file d’embarquement.

Pourquoi le retour coûte plus que prévu
À l’arrivée, vous avez utilisé la colonne Buying du tableau : le bureau vous achetait vos euros. Au départ, vous utilisez la colonne Selling : vous achetez des euros au bureau avec des bahts.
Les deux sens portent une marge, et vous payez les deux. Le 15 octobre 2026, à Bangkok, le meilleur taux d’achat de l’euro parmi les 86 guichets suivis était de 37,50 et le meilleur taux de vente de 37,65. Un voyageur qui change 1 000 euros à l’arrivée reçoit 37 500 bahts ; s’il veut racheter ces 1 000 euros le jour du départ, il lui en faut 37 650. L’aller-retour complet, au meilleur guichet dans chaque sens, coûte donc 150 bahts pour 1 000 euros, soit 0,4 %, environ 4 euros. Pour le franc suisse, 40,15 à l’achat et 40,25 à la vente : 100 bahts pour 1 000 francs, 0,25 %.
C’est peu, à condition d’être aux meilleurs guichets. Ailleurs, l’écart grandit vite.
| Ville, 15 octobre 2026 | Meilleur achat EUR | Meilleure vente EUR | Aller-retour sur 1 000 € |
|---|---|---|---|
| Bangkok | 37,50 | 37,65 | 150 bahts |
| Chiang Mai | 37,50 | 37,60 | 100 bahts |
| Phuket | 37,40 | 37,65 | 250 bahts |
| Pattaya | 37,30 | 37,65 | 350 bahts |
Autrement dit, chaque euro changé à l’arrivée puis rechangé au départ vous a coûté deux fois. C’est la raison pour laquelle la meilleure stratégie n’est pas de bien rechanger, mais de ne pas avoir à rechanger.
L’aéroport est le pire endroit pour le faire
Les comptoirs bancaires des halls de départ ne publient pas leurs taux et ne figurent dans aucun classement ; d’expérience, ils pratiquent les marges les plus larges du pays, et vous êtes captif : vous avez passé la sécurité, il n’y a pas de concurrent à cinquante mètres, et votre vol part dans une heure. Aucun chiffre sérieux ne peut leur être attribué, et c’est déjà une information.
Les guichets du niveau B de Suvarnabhumi, près de l’Airport Rail Link, publient, eux. Si vous devez vraiment changer à l’aéroport, c’est là, avant la sécurité, et seulement sur le solde.
Quatre meilleures options
1. Dépenser délibérément. Mettez la dernière note d’hôtel, le dîner final et les souvenirs sur la carte, et payez tout le reste en espèces jusqu’à épuisement. Cela ne coûte rien et c’est la solution qui gagne à tous les coups.
2. Changer en ville, pas à l’aéroport. S’il vous reste une vraie somme — disons plus de 10 000 bahts —, un bureau de ville vous donnera un taux de vente bien meilleur que le terminal. Comparez la colonne Selling : le bureau qui a le meilleur taux d’achat n’est pas toujours celui qui a le meilleur taux de vente.
3. Les garder pour la prochaine fois. Si vous revenez en Thaïlande dans les deux ou trois ans, conserver les billets ne coûte rien et vous évite entièrement la marge aller-retour. Rangez-les avec votre passeport, pas dans un tiroir que vous oublierez.
4. Donner les pièces. Les pièces thaïlandaises ne s’échangent nulle part hors de Thaïlande, et la plupart des bureaux ne les reprennent pas non plus. Les urnes de dons à l’aéroport et dans les temples sont la réponse pratique.
Le cas particulier du retour en Europe
Les bureaux français et suisses rachètent le baht, mais mal. Devise exotique en Europe, immobilisée en caisse et peu demandée, il se rachète à un écart nettement plus large qu’en Thaïlande. Rentrer avec une liasse en se disant qu’on la changera à Paris ou à Genève est le plus mauvais des scénarios, et votre banque, qui ne tient plus de caisse en devises exotiques, ne rachètera probablement rien.
La conclusion est simple : si vous ne revenez pas, le change se fait en Thaïlande, avant l’aéroport. Si vous revenez, gardez les billets.
Si vous rechangez, regardez la colonne de vente
Sur ce site, basculez le sélecteur sur « acheter des euros avec des bahts » et le classement s’inverse pour montrer d’abord les meilleurs taux de vente. C’est le chiffre qui compte quand vous rentrez, et c’est un classement différent de celui de l’arrivée : le 15 octobre, Phuket et Pattaya vendaient l’euro au même prix que Bangkok, 37,65, alors qu’elles l’achetaient moins cher. Il est disponible sur chaque page de ville, par exemple Bangkok ou Phuket, et le mode d’emploi est dans acheter des devises avec des bahts.
Une nuance utile : sur le trajet du retour, la contrainte n’est presque jamais le taux, c’est l’horaire. Les bureaux de ville ferment le soir, et un vol de nuit vers l’Europe — l’horaire le plus courant depuis Bangkok — signifie que vous quittez l’hôtel après la fermeture. Le 15 octobre, seuls trois guichets suivis de Bangkok restaient ouverts après 21 heures, dont Happy Rich à la station Airport Rail Link de Suvarnabhumi, jusqu’à minuit, et Value Plus dans le soi Thaniya, jusqu’à 23 heures. Et le siège de Superrich Thailand, meilleur guichet de la ville, est fermé le dimanche. Prévoyez l’opération la veille ou dans l’après-midi, pas le soir même ; le détail est dans le jour du départ.
Combien garder sur soi
Gardez de quoi couvrir le trajet vers l’aéroport, un repas, de l’eau et une marge : un ou deux milliers de bahts suffisent largement pour deux personnes. Le taxi depuis le centre de Bangkok vers Suvarnabhumi coûte de l’ordre de 350 à 500 bahts, péages compris, et l’Airport Rail Link moins de 50 bahts.
Gardez ce montant en petites coupures : un unique billet de 1 000 bahts ne paie pas un bus à 30.
Les grosses sommes
Transporter une forte somme en espèces dans un aéroport est un risque en soi. Rappelons aussi la règle qui s’applique à votre retour : à l’entrée dans l’Union européenne avec 10 000 € ou plus en espèces ou en instruments au porteur, une déclaration à la douane est obligatoire, et la Suisse a ses propres règles déclaratives. C’est déclaratif, pas interdit, mais l’omission se paie cher.
Les boutiques hors taxes ne sont pas une solution de change
Écouler ses derniers bahts en zone sous douane est possible, mais acheter quelque chose dont vous n’aviez pas besoin pour « ne pas perdre » quatre euros de marge est une opération perdante à cent pour cent. Achetez ce que vous vouliez acheter, et si le terminal propose de vous débiter en euros, refusez.
Quand cela ne sert à rien
S’il vous reste moins de 2 000 bahts. L’écart entre un bon taux de vente en ville et le comptoir du terminal représente alors quelques euros. Dépensez, ou changez à l’aéroport sans y penser.
Si vous revenez en Thaïlande dans l’année. Gardez tout. C’est strictement la meilleure option, et elle ne demande aucun effort.
Si vous partez vers un autre pays d’Asie du Sud-Est. Le baht se change correctement au Laos, au Cambodge et en Malaisie voisine. Dans ce cas, garder des bahts n’est pas une perte, c’est une devise de transit.
Enfin, ne faites pas un aller-retour en ville uniquement pour rechanger. Le taxi coûte plus que la différence, sauf sur une somme vraiment importante — et si la somme est vraiment importante, la vraie question est de savoir pourquoi vous aviez changé autant à l’arrivée. La réponse est dans la check-list du premier voyage : changer par tranches plutôt qu’en une fois.
Avant de changer:Klook ↗Kiwitaxi ↗Go City ↗