Billets écossais, francs CFP, devises rares : ce que les guichets thaïlandais traitent à part

Article mis à jour: 2026-09-17

Meilleur taux EUR · Bangkok: 38,10Superrich Thailand — Headquarter Rajdamri 1 · 20 sept., 08:58 → Détails

Un bureau de change thaïlandais ne classe pas l’argent comme votre banque le classe. Il le classe selon la facilité avec laquelle il pourra le revendre à une banque thaïlandaise. Un billet parfaitement légal chez vous peut être, vu d’un comptoir de Bangkok, un objet inconnu pour lequel il n’a pas d’acheteur.

Photo: Fifty Pound Notes in a fan by Images_of_Money · CC BY 2.0

C’est toute la logique de cette page. Elle intéresse surtout les voyageurs qui n’arrivent pas avec des euros tout neufs : ceux qui ont de la monnaie restante d’un autre voyage, ceux qui viennent de Suisse ou du Royaume-Uni, et ceux qui vivent ou ont vécu outre-mer.

L’euro est le cas simple

Commençons par la bonne nouvelle. L’euro est un billet unique. Un billet imprimé pour la Banque de France, la Bundesbank ou la Banque de Grèce est exactement le même produit, coté sur la même ligne, au même taux. La lettre ou le code du pays d’émission n’a aucune importance en Thaïlande, contrairement à une croyance tenace. Un guichet thaïlandais regarde la coupure et l’état, pas l’origine.

Les seules distinctions qui comptent pour l’euro sont celles de lire un tableau de change : le palier de coupure, et la colonne que vous devez lire.

Les livres sterling ne se valent pas toutes

Les billets émis par la Bank of Scotland, la Royal Bank of Scotland, Clydesdale Bank, Bank of Ireland, Danske Bank ou Ulster Bank sont des livres sterling. Ils valent exactement ce que vaut un billet de la Banque d’Angleterre. Au Royaume-Uni, ils sont acceptés, parfois avec une hésitation.

Au guichet thaïlandais, c’est une autre affaire. La personne en face compare le billet à une fiche de référence sur laquelle ne figurent que les modèles de la Banque d’Angleterre. Les billets écossais et nord-irlandais n’y sont pas, ils ne se ressemblent pas entre eux, et plusieurs banques émettrices ont chacune plusieurs modèles. Les issues réalistes sont le refus, l’acceptation à un taux inférieur, et plus rarement l’acceptation au taux du tableau dans une grande agence de Bangkok habituée à la clientèle internationale.

Ce qu’il faut faire : les échanger dans une banque britannique avant de partir, ce qui se fait à la valeur faciale et généralement sans frais. Les livres de Jersey, de Guernesey, de l’île de Man et de Gibraltar sont un cas encore plus net : ce sont des monnaies distinctes rattachées à la livre, et aucun bureau thaïlandais ne les prendra.

Les monnaies françaises qui ne sortent pas de chez elles

C’est le point qui concerne le plus directement une partie des lecteurs français, et il est simple.

Le franc Pacifique (XPF), utilisé en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française et à Wallis-et-Futuna, a une parité fixe avec l’euro, mais il ne se change pas en Thaïlande. Aucun tableau thaïlandais ne le cote. Convertissez-le avant de partir.

Les francs CFA (XOF et XAF) sont dans la même situation, avec une contrainte supplémentaire : les États concernés encadrent la sortie de billets de leur zone, et les deux francs CFA ne sont même pas interchangeables entre eux. Ils n’ont rien à faire dans une valise à destination de Bangkok.

Le dirham marocain et le dinar tunisien ne sortent pas légalement de leur pays d’émission et ne sont cotés nulle part en Thaïlande. Si vous enchaînez un séjour au Maghreb et un séjour en Thaïlande, reconvertissez sur place avant de repartir.

Dans les départements et régions d’outre-mer — Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion, Mayotte — la monnaie est l’euro, et il n’y a donc aucune question à se poser.

Les devises cotées partout

Celles-ci se changent avec un écart serré dans n’importe quel bureau compétitif de Thaïlande, et il n’y a pas à hésiter : dollar américain, euro, livre sterling, yen japonais, franc suisse, dollar de Singapour, dollar de Hong Kong, dollar australien, dollar canadien, yuan chinois, won coréen, ringgit malaisien, dollar de Taïwan.

Le franc suisse mérite une mention pour les lecteurs frontaliers ou installés en Suisse : il est très bien traité en Thaïlande, sur des écarts comparables à ceux de l’euro. Si vous êtes payé en francs, emportez des francs plutôt que de passer par l’euro d’abord, ce qui vous ferait payer deux marges.

Les devises cotées, mais mal

Une devise peut figurer sur un tableau et rester une mauvaise idée à transporter en quantité. Le signal est l’écart entre la colonne d’achat et celle de vente : plus il est large, plus le bureau vous dit qu’il n’espère pas revendre vite.

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Comment lire un marché étroit sur le tableau : plus l’achat et la vente s’écartent du taux médian, plus le bureau aura du mal à revendre vos billets — et plus vous le payez.

Les couronnes scandinaves. La couronne danoise, la norvégienne et la suédoise se traitent, et se traitent le mieux là où les visiteurs scandinaves se trouvent réellement. Hua Hin et certains quartiers de Pattaya sont nettement meilleurs pour ces monnaies qu’une rue quelconque de Bangkok, comme le note le guide de Hua Hin.

Les devises du Golfe. Riyal saoudien, dirham des Émirats, riyal qatari, rial omanais, dinars koweïtien, bahreïni et jordanien sont traités par les grandes enseignes de Bangkok, qui ont une clientèle régulière. Hors de Bangkok, la couverture se réduit vite.

Le rouble russe. Coté à Bangkok, Pattaya et Phuket, là où le trafic existe. L’écart est large et il bouge.

Les monnaies d’Asie du Sud-Est. Dong vietnamien, peso philippin, roupie indonésienne, kip laotien, kyat birman : les écarts sont franchement mauvais en Thaïlande. Le kip et le kyat sont en pratique des monnaies de ville frontalière, traitées à Nong Khai, Mukdahan, Mae Sot et Mae Sai et presque nulle part ailleurs, comme le détaille le guide des villes frontalières.

La roupie indienne. Cotée dans les grandes agences de Bangkok, mais l’Inde encadre la sortie de ses billets. La contrainte est au départ, pas à l’arrivée.

Ce qui ne se change nulle part

Le sens du retour, que l’on oublie

Tout ce qui précède fonctionne aussi en sens inverse. Quand vous rechangez vos bahts avant de repartir, le bureau vous vend des espèces étrangères, et il ne peut vendre que ce qu’il détient. L’euro, le dollar, le yen et la livre sont en général disponibles. Une monnaie moins courante peut ne pas être dans le tiroir ce jour-là, ou seulement en coupures peu pratiques.

Si vous avez une escale avec une nuit sur place et que vous voulez la monnaie de ce pays, demandez la veille dans une grande agence plutôt que de le supposer. Les options sont passées en revue dans les bahts qui restent.

Quand cela ne sert à rien

Si vous partez de France avec des euros. Il n’y a aucune bizarrerie à contourner. De grosses coupures propres, la bonne colonne, et c’est réglé.

Si vous voyagez sans espèces. La devise dans laquelle vos billets sont imprimés ne veut plus rien dire. Vos coûts sont les 220 bahts du distributeur, ce que votre banque facture, et le refus systématique de la conversion dynamique.

Si la somme est dérisoire. Pour changer l’équivalent de 50 €, l’écart entre un bon bureau et un mauvais ne justifie pas de réorganiser quoi que ce soit.

Si vous détenez déjà des billets de la Banque d’Angleterre. Vous n’avez rien à corriger. Cette page s’adresse à ceux qui ont retiré des espèces à Édimbourg ou à Belfast sans y penser.

La règle générale tient en une ligne : moins il y a d’étapes entre votre billet et le coffre d’une banque thaïlandaise, meilleur est votre taux. Tout ce qui ajoute une étape se paie. Regardez ce que cotent les bureaux proches de vous sur la page Bangkok avant de marcher.

→ Taux à Bangkok

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