Changer de l’argent aux frontières thaïlandaises : Nong Khai, Mae Sot, Mae Sai, Mukdahan
Article mis à jour: 2026-09-17
Meilleur taux EUR · Nong Khai: 38,05 — Super Money — Nong Khai (Meechai Road) · 20 sept., 08:58 → Détails
Les frontières terrestres de la Thaïlande sont très mal couvertes par les guides de voyage, et la situation de l’argent y est réellement différente de celle de Bangkok ou de Phuket. Si votre itinéraire comprend un passage vers le Laos ou le Myanmar, la préparation se fait avant d’arriver, pas sur place.

Les villes
Nong Khai — le passage vers Vientiane, au Laos, par le pont de l’Amitié. Les bureaux de change se regroupent le long de Meechai Road. Le kip laotien y est échangé, ce qui est rare ailleurs en Thaïlande.
Mukdahan — le deuxième pont thaï-lao, face à Savannakhet. Des bureaux orientés vers le commerce transfrontalier plutôt que vers les touristes.
Nakhon Phanom — un troisième passage vers le Laos, plus calme que les deux autres.
Mae Sot — la frontière birmane face à Myawaddy, dans la province de Tak. Le kyat y est échangé.
Mae Sai — le point le plus septentrional de la Thaïlande, face à Tachileik, au Myanmar. Rattaché à la province de Chiang Rai.
À quoi s’attendre
Moins de bureaux, horaires plus courts. Les changeurs des villes frontalières ferment typiquement entre 17 h et 18 h, et certains ferment le dimanche. Les horaires de 21 ou 22 heures de Bangkok n’existent pas ici.
Couverture de devises limitée. Le dollar américain et l’euro passent partout. Le yen, le won ou le rouble peuvent n’être traités nulle part. Si vous en portez, changez-les avant de partir.
Les devises régionales sont l’exception. Le kip laotien et le kyat birman s’échangent aux frontières correspondantes et à peu près nulle part ailleurs dans le pays. Si vous en avez besoin, c’est là.
Les taux sont moins bons qu’à Bangkok — couramment de 1 à 3 %, davantage sur les devises inhabituelles. Il y a moins de concurrence, et les bureaux le savent.
Le point qui concerne surtout les Français
Deux choses attrapent régulièrement les voyageurs venus d’Europe sur ces trajets.
D’abord, les frais de visa se paient souvent en espèces, en dollars américains, du côté laotien ou birman de la frontière, et le montant dépend de la nationalité. Cela veut dire qu’un voyageur français qui n’a que des euros et une carte peut se retrouver bloqué au guichet. Prévoyez quelques billets de dollars propres et récents, mis de côté à part, avant de quitter Bangkok ou Chiang Mai. Les comptoirs qui vendent des dollars à la frontière existent, mais à des conditions qui n’ont rien d’aimable.
Ensuite, les distributeurs sont présents dans toutes ces villes mais pas partout entre elles. Les 220 bahts fixes par retrait s’y appliquent comme ailleurs, ce qui rend un retrait unique et important bien plus rationnel qu’une série de petits.
Vérifiez également, avant de partir, que votre carte porte bien un logo Visa ou Mastercard à côté du logo CB, et que l’option paiements et retraits à l’étranger est active : c’est dans ces villes qu’une carte qui ne fonctionne pas devient un vrai problème plutôt qu’un désagrément.
Ce qu’il faut faire, dans l’ordre
- Changez ce dont vous avez besoin à Bangkok ou à Chiang Mai avant de monter vers la frontière. Les classements de Bangkok et de Chiang Mai sont nettement meilleurs que tout ce que vous trouverez sur place.
- Emportez de grosses coupures propres. Les petites valeurs sont pénalisées plus lourdement sur les marchés peu concurrentiels.
- Gardez votre passeport sur vous. Vous en aurez besoin à la frontière de toute façon, et les changeurs agréés doivent enregistrer une pièce d’identité.
- Prévoyez une carte de secours, rangée ailleurs que la première.
- Ne comptez pas changer de l’argent de l’autre côté immédiatement. Les horaires et la disponibilité varient, et un poste-frontière fermé un jour férié local n’est pas une hypothèse théorique.
Les données pour ces villes
Nous suivons des bureaux à Nong Khai, Mukdahan, Nakhon Phanom, Mae Sot, Mae Sai — dans la province de Chiang Rai —, Udon Thani et Khon Kaen, avec horaires et emplacements. C’est une information très difficile à trouver ailleurs, dans quelque langue que ce soit.
Une fois la frontière passée
Trois choses changent dès que vous êtes de l’autre côté, et aucune n’est intuitive.
Les bahts circulent, mais mal. Dans les villes laotiennes proches de la frontière et à Tachileik, on accepte souvent le baht pour les transports et les repas, à un taux décidé par le commerçant. C’est pratique en dépannage, ce n’est jamais avantageux. Gardez-en pour une demi-journée, pas davantage.
Les distributeurs ne sont pas équivalents. Hors des capitales et des grandes villes, ils sont plus rares, plus souvent hors service, et les plafonds de retrait par opération sont plus bas, ce qui multiplie les frais fixes.
Le retour se prépare aussi. Les kips et les kyats qui vous restent ne se rechangeront pas à Bangkok. Dépensez-les avant de repasser, ou acceptez de les garder en souvenir. Le raisonnement général sur les monnaies qui restent en poche est dans que faire des bahts qui restent.
Quand cela ne sert à rien
Si vous ne faites qu’un aller-retour de visa. Pour une sortie et une rentrée dans la journée, vous n’avez besoin de rien d’autre que du montant exact des frais et de quelques bahts. Ne changez pas de devises sur place.
Si vous restez côté thaïlandais. Les villes de l’Isan se vivent très bien en bahts changés ailleurs. Nong Khai ou Mukdahan comme simple étape ne demandent aucune opération particulière.
Si vous voyagez en circuit organisé. Les frais de frontière et les transports sont alors réglés par l’agence, et votre part en espèces se limite aux repas.
Si vous comptiez acheter des kips ou des kyats pour spéculer. Ce sont des monnaies peu liquides, difficiles à revendre hors de leur région, et vous paierez la marge deux fois. Changez juste ce que vous dépenserez.