Premier voyage en Thaïlande : la check-list argent, dans l’ordre où vous en aurez besoin

Article mis à jour: 2026-09-17

Meilleur taux EUR · Bangkok: 38,10Superrich Thailand — Headquarter Rajdamri 1 · 20 sept., 08:58 → Détails

L’essentiel de ce qui tourne mal avec l’argent en Thaïlande se produit dans les vingt-quatre premières heures, pendant que vous êtes fatigué, que vous ne reconnaissez pas encore les billets, et que vous vous tenez devant le comptoir de change le plus cher du pays. Presque tout cela s’évite avec dix minutes de préparation avant le vol.

Photo: Emotional Baggage by scottnj · CC BY 2.0

Voici la version courte, rangée dans l’ordre où les choses arrivent réellement.

Avant de quitter la France

Prévenez votre banque, ou activez l’option dans l’application. Les cartes françaises bloquent fréquemment la première opération en Asie du Sud-Est par sécurité. L’option s’appelle en général « paiements et retraits à l’étranger », et elle se règle en trente secondes depuis le téléphone.

Vérifiez que votre carte porte bien un logo Visa ou Mastercard à côté du logo CB. Le réseau CB s’arrête à la frontière française ; c’est le co-badge international qui fait fonctionner la carte à Bangkok.

Regardez votre brochure tarifaire. Deux lignes comptent : la commission fixe prélevée à chaque retrait hors zone euro, et les frais de change en pourcentage appliqués aux paiements comme aux retraits. Si ces frais sont élevés chez vous, votre séjour sera à dominante espèces. S’ils sont nuls, la carte devient une option quotidienne raisonnable.

Commandez des espèces en grosses coupures. Les guichets thaïlandais cotent séparément les grosses et les petites valeurs de la même devise, avec un écart qui va couramment de 1 à 2 %. Des billets de 100 ou 200 € valent mieux qu’une enveloppe de billets de 20.

Vérifiez l’état des billets au guichet, pas à Bangkok. Déchirés, scotchés, tachés ou annotés, ils sont décotés ou refusés, plus strictement qu’en Europe.

N’achetez pas de bahts en France. Le baht se vend mal hors de Thaïlande, et vous le paierez.

Ce qu’il faut avoir dans le sac

Combien changer à l’aéroport

De quoi rejoindre la ville et passer la première soirée, pas plus.

Les comptoirs du hall d’arrivée sont les moins bons taux que vous verrez du voyage. Mais vous ne pouvez pas sortir de l’aéroport sans un baht, et chercher un meilleur guichet avec les valises à minuit est un mauvais calcul.

La règle : changez environ 3 000 à 5 000 bahts à l’arrivée. Cela couvre un taxi ou un train, un repas, de l’eau et un passage à la supérette. Le reste se fait le lendemain, en ville, dans un bureau que vous aurez vérifié.

airport city −4% 100%
La même somme à deux guichets : le hall d’arrivée cote environ quatre pour cent derrière un bon bureau du centre. Sur 3 000 bahts, cet écart est dérisoire ; sur tout votre budget, il ne l’est plus.

À Suvarnabhumi, il existe une option intermédiaire qui mérite d’être connue : les comptoirs situés au niveau B, près du quai de l’Airport Rail Link, sont tenus par des opérateurs urbains et cotent bien plus près des taux de la ville que le hall d’arrivée. Si vous prenez le train de toute façon, vous passez devant sans faire de détour. Le calcul chiffré est dans aéroport ou ville, en argent réel, et la page Suvarnabhumi donne l’état du jour.

Ce que le guichet vous demandera

Votre passeport. La réglementation thaïlandaise impose aux bureaux agréés d’enregistrer une pièce d’identité à chaque opération. Le personnel scanne ou photographie la page d’identité, ou saisit le numéro. Une photo sur le téléphone passe souvent pour de petits montants et se fait refuser pour les gros : ayez l’original sur vous quand vous changez une somme qui compte.

On ne vous demandera ni compte bancaire thaïlandais, ni numéro de téléphone local, ni réservation d’hôtel, ni billet retour. Le détail complet est dans faut-il son passeport au guichet.

Vous recevrez un reçu. Prenez-le, et recomptez les bahts au guichet avant de vous éloigner. C’est un geste normal, personne ne s’en offusque.

Reconnaître les billets thaïlandais le premier jour

Les coupures courantes sont 20, 50, 100, 500 et 1 000 bahts, chacune d’une couleur nette. Les deux pièges du premier jour sont la confusion entre le billet de 100 et celui de 500, et le fait de ne détenir que des billets de 1 000.

Gardez en permanence 500 à 1 000 bahts en petites coupures. La rue, les marchés, les motos-taxis et les supérettes préfèrent largement les petits billets, et faire la monnaie sur un billet de 1 000 pour un plat à 60 bahts devient vite pénible.

Un plan simple pour le jour 1

  1. Atterrir. Changer 3 000 à 5 000 bahts dans le hall. Ne pas regarder le tableau : vous achetez de la commodité, pas un taux.
  2. Rejoindre l’hôtel. Payer en espèces, avec des petites coupures.
  3. Déposer le gros des devises dans le coffre de la chambre. Ne garder que la soirée sur soi.
  4. Regarder les taux du quartier avant de ressortir, et repérer deux ou trois bureaux à distance de marche plutôt qu’un seul « meilleur » à l’autre bout de la ville.
  5. Le lendemain matin, changer la somme principale, grosses coupures et passeport en main, en recomptant au guichet.
  6. Fixer la règle carte tout de suite : toujours payer en bahts, jamais en euros, à tous les terminaux et à tous les distributeurs jusqu’à la fin du séjour.

Trois fuites discrètes

Quand cette check-list ne sert à rien

Si vous partez une semaine en séjour organisé, transferts et excursions réglés depuis la France, la moitié de cette page ne vous concerne pas. Changez quelques centaines d’euros à l’arrivée, gardez la carte pour l’hôtel, et n’y pensez plus.

Elle ne sert pas davantage si vous êtes déjà venu plusieurs fois et qu’il vous reste des bahts d’un séjour précédent : vous avez déjà résolu le problème du premier jour.

Et si vous ne changez que l’équivalent de 100 ou 200 € sur l’ensemble du voyage, comparer les bureaux est un passe-temps. L’écart se compte alors en dizaines de bahts. Prenez le guichet le plus proche.

→ Taux à Bangkok

Guides liés

Avant de changer